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Carnet fourre-tout d'une autrice théâtreuse

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révolution

Mon drapeau ne sera plus rouge.

Le sang du peuple a séché dessus.

Le sang des ouvriers l’a trop longtemps éclaboussé. Mais les ouvriers n’ont plus de sang. Les ouvriers n’ont plus de pain. Les ouvriers sont exsangues de n’avoir plus de pain.

Notre drapeau rouge fut toujours celui de la liberté. La liberté qui effraie les bourreaux, et le drapeau vermeille de notre sang.

Le sang a séché, ne flotte que le noir au-dessus de nos têtes dans l’aurore qui se lève. Le drapeau noir de notre deuil, le drapeau noir sur nos espoirs.

Ceux-là qui ont un jour tissé ce jupon noir, il y a plus de cinquante ans qu’ils ont descendu les pentes de la Croix-Rousse derrière leur drapeau noir.

Les barricades se dressaient, et les canuts se dressaient sur les barricades, et le drapeau claquait en hurlant leur volonté de vivre en travaillant, sinon de mourir en combattant.

Mon jupon noir prend la relève, au bout de mon manche à balai.

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C’est la détente des vagues
qui attiédit le tibia
et, à travers l’eau,
l’ongle glabre sa botte de nacre
reprend la révolution.
C’est le ressac saccadé des ondes
qui affermit le fémur
et, au delà de l’eau
on lit le long du galbe la botte âcre.

Le botox, collagen, facelifts, hair dye,
« beauty » whose norms change from epoch to epoch
aléatoire, friable and liminal like les sables sans destination.

Ce sont là des tentes un peu vagues
qu’attendrit le ténia
à tort et à travers l’o-
céan blonde blague qui la botte. Crap.
Repars dans ton adoration.
S’assoit là, détente, et se targue
en l’attente d’Athéna,
aux morts et à l’envers d’au-
cun boulet ballant — qu’elle est sotte ! Arp
Je me marre de ton inspiration.

Inspiration from a tapeworm
Tapeworm that steals my inspiration, my breath,
takes my breath away, killing me softly
for one night only, I can’t live if living is without you, ténia qui m’attendrit.

Là dessine l’action des arbres.
Scelle la dette en tes algues
qui a tié-pi tout là-bas
Elle a traversé, oblongue,
et drague sa beauté-désastres,
puis rend son imagination.
Le tipi du tibia du ténia t’attendrit
Il te tue, te loue, il est louche, farfelu.
Il héla des tantes et leurs bagues
qui attendaient leur tapioca
Et à trois, vers la
ronde d’algues qui sabote l’arnaque
On repart dans nos rêves-solutions.

Texte écrit avec Camille Bloomfield, Lara Cox, et Octavio Mereno.

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