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Carnet fourre-tout d'une autrice théâtreuse

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imagination

À travers le béton sauvage les herbes se fraient un passage
Graciles et timides, solides et fragiles
Telle l’enfant qui joue dans sa robe de fleurs
À triturer ses peurs, mettre ses mots debout
S’en faire un bouclier contre le monde entier

Tandis que dans la boue ses petits frères jouent
À se réinventer des vies imaginées
Poètes qui s’amusent à costumer leurs muses

Chats de gouttière errants ou clébards odorants
Jusqu’à les transformer en archanges parfaits
En chevaliers miauleurs, en princesses sans peurs
En dragon à poil dru et sorcières griffues

Jusqu’à ce qu’un décor de béton armé d’or vienne les englober

Les gosses et les bêtes, les rêves et les poètes
Les amis et les sœurs unis main dans la main
Dans l’usine de brique mue en une fabrique
D’imaginaire au cœur du paysage urbain

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C’est la détente des vagues
qui attiédit le tibia
et, à travers l’eau,
l’ongle glabre sa botte de nacre
reprend la révolution.
C’est le ressac saccadé des ondes
qui affermit le fémur
et, au delà de l’eau
on lit le long du galbe la botte âcre.

Le botox, collagen, facelifts, hair dye,
« beauty » whose norms change from epoch to epoch
aléatoire, friable and liminal like les sables sans destination.

Ce sont là des tentes un peu vagues
qu’attendrit le ténia
à tort et à travers l’o-
céan blonde blague qui la botte. Crap.
Repars dans ton adoration.
S’assoit là, détente, et se targue
en l’attente d’Athéna,
aux morts et à l’envers d’au-
cun boulet ballant — qu’elle est sotte ! Arp
Je me marre de ton inspiration.

Inspiration from a tapeworm
Tapeworm that steals my inspiration, my breath,
takes my breath away, killing me softly
for one night only, I can’t live if living is without you, ténia qui m’attendrit.

Là dessine l’action des arbres.
Scelle la dette en tes algues
qui a tié-pi tout là-bas
Elle a traversé, oblongue,
et drague sa beauté-désastres,
puis rend son imagination.
Le tipi du tibia du ténia t’attendrit
Il te tue, te loue, il est louche, farfelu.
Il héla des tantes et leurs bagues
qui attendaient leur tapioca
Et à trois, vers la
ronde d’algues qui sabote l’arnaque
On repart dans nos rêves-solutions.

Texte écrit avec Camille Bloomfield, Lara Cox, et Octavio Mereno.

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