Une trouée espace les images

L’arête des montagnes se découpe bleue

Cabane contre le ciel

Un ciel dense et taiseux

Sur la campagne grêle

Les champs frissonnent comme ma chair de poule

Dans une brise de linge mouillé

Qui porte l’empreinte d’une odeur de pluie

Les nuages se poursuivent et s’écroulent

Encore froissés et déchirés

C’est la fin de la nuit

La lumière est venue d’une blancheur de ciel

Clairière de soleil contre mes tempes

Sa chaleur coule jusqu’à mes reins

La lumière s’est levée et avec elle

Les animaux qui volent courent et rampent

Moi, je salue mon dernier matin.